A la découverte de la Vallée des Sept Châteaux

Quel que soit votre moyen de locomotion, vous aurez l’occasion de remonter le temps en admirant quelques beaux vestiges présents au cœur de la vallée de l’Eisch.

Quand le climat est de la partie, quoi de plus sympathique que de prendre son sac à dos pour partir à la découverte d’une région. Que cela soit au niveau culturel, naturel ou patrimonial, les occasions ne manquent pas d’entretenir sa curiosité sur les trésors qui nous entourent.

La Vallée des sept châteaux fait certainement partie de ces pépites. Au programme, une petite balade de 24 kilomètres à réaliser en voiture, à moto ou à vélo et qui traverse Koerich, Septfontaines, Ansemburg, Hollenfels, Schoenfels et Mersch. Les plus courageux mettront leurs mollets à contribution avec un sentier pédestre et cycliste de 37 kilomètres qui arpente la vallée l’Eisch.

Cette dernière était une place incontournable dans le domaine de la production d’acier. Aujourd’hui, cette activité a laissé la place à un paysage verdoyant où la nature a repris ses droits. Ce qui ne veut pas dire que les héritages ne manquent pas comme les grottes, présentes en nombre, qui accueillaient plusieurs familles de mineurs ! Le Luxembourg, évidemment assez fier de cet héritage, a placé les vallées de l’Eisch et de la Mamer dans la plus grande zone de protection naturelle du pays.

Maintenant, prenons notre sac à dos et prenons la direction de cette fascinante Vallée des sept châteaux !

KOERICH

L’histoire de Koerich est extrêmement riche. Des tombes celtes, ainsi qu’une villa romaine, ont notamment été retrouvées à Goebelange. Vous avez d’ailleurs l’occasion de vous promener sur le site afin de vous plonger dans cette remontée dans le temps grâce à de nombreux panneaux explicatifs très bien détaillés.

Au XIIIe siècle, la localité de Koerich comptait 2 châteaux : le Fockesschlass et le Grevenschlass. Si le premier est complètement détruit, les ruines du second se dressent toujours fièrement au cœur du village, à côté de la Mairie. Sa tour de guet, également appelée Tour des Sorcières, en est son symbole le plus remarquable. Sa hauteur actuelle est de 11 mètres. Mais les experts estiment qu’à l’époque, elle atteignait 25 à 30 mètres. Soit une des plus impressionnante du pays. Afin de repousser les ennemis en tout genre, le château, de forme carrée, était protégé pour une douve large d’une dizaine de mètres ainsi que d’un pont-levis.


C’est, aujourd’hui, le point de ralliement pour toutes les manifestations comme la Foire médiévale ou le marché de Noël. De nombreuses balades partent de là, dont notamment un chemin pédestre de 7,3 kilomètres qui emmène les promeneurs vers le moulin Fockemillen, à travers les bois Härebesch et de Buchels.

Située sur les hauteurs du village, non loin du Grevenschlass, l’église de Koerich fut érigée en 1748. André Doyé (Diekirch) et Friederich Biewer (Koerich) ont participé activement à sa mise en valeur avec de nombreux meubles. Elle accueille également des boiseries, des sculptures et des peintures. Grâce à de nombreuses rénovations, elle est considérée comme un des joyaux du Patrimoine luxembourgeois.


En parlant de rénovation, la mairie de Koerich, datant de 1798, est également en cours de rénovation et d’agrandissement pour offrir à la place centrale du village, son lustre passé. L’occasion d’apporter une ambiance particulière au lieu qui accueille notamment le Marché de Noël et la fête médiévale.


SEPTFONTAINES

Septfontaines fait partie de la commune de Habscht. Le village accueille en son coeur, l’église Saint-Martin. Elle possède notamment un clocher roman qui provient d’un sanctuaire antérieur remplacé au 14e siècle. En souvenir de Thomas de Septfontaines et de son épouse, Irmengarde de Graemendonck, des armoiries figurent sur les clés de la voûte du choeur. De nombreux indices prouvent aussi qu’à son origine, la nef centrale était recouverte d’un plafond en bois qui devait lui donner un cachet particulier.

L’église n’a cessé d’évoluer au fil des siècles. C’est ainsi qu’une chapelle fut construite en 1510 par le châtelain Jean de Raville. Parmi les héritages du passé, on peut admirer un verre armoirié authentique présent dans le choeur, des statues et des sculptures dont certaines datant du 17e siècle.


L’église est entourée d’un cimetière qui a comme particularité de présenter deux parties : l’enclos sacré et le domaine profane. Les deux sont séparés par un mur de clôture. Le cimetière accueille des stèles monumentales représentant les chutes du Christ (1737). L’église et son cimetière ont été classés le 28 décembre 1961.


Concernant le château, curieusement, personne n’est capable de déterminer la date exacte de sa construction. Le premier document officiel en fait référence en 1192. Après de nombreux propriétaires, l’un d’entre eux, Christophe de Criechingen, l’améliore en construisant une tour de la Renaissance massif au niveau de l’entrée nord (1600). Aujourd’hui, le bâtiment est privé et ne se visite pas. Vous pourrez néanmoins profiter de nombreuses balades situées dans les forêts avoisinantes.


LE GRAND-CHÂTEAU D’ANSEMBOURG

Si vous avez envie de vous évader dans un lieu d’une grande quiétude, rendez-vous au Grand-Château d’Ansembourg. Ce dernier fut construit, en tant que « Maison de Maître de Forges », entre 1639 et 1647 sous l’impulsion de Thomas Bidart.


Le Grand-Château évoluera, au fil des siècles, pour se voir notamment greffer d’un jardin baroque qui se visite encore aujourd’hui.


Cette idée vient du Comte Lambert-Joseph. Les travaux dureront 20 ans, entre 1730 et 1750. Au programme, allées verdoyantes et parsemées d’arbres fruitiers, bassins et jeux d’eaux, ou encore de nombreuses statues. La mythologie est omniprésente dans leur inspiration.

Créé dans une succession de terrasses, les lieux s’étendent sur 3,5 hectares. Une restauration du site, ainsi que du château, a été lancée en 1990, sous l’égide du Service des Sites et Monuments nationaux.

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Le jardin se visite gratuitement de 10 h jusqu’au coucher du soleil. Les enfants doivent être surveillés afin d’éviter toute détérioration et les chiens y sont interdits.

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A noter enfin que le Vieux Château du 12ème siècle est une propriété privée. Il est toutefois visible depuis le village.

HOLLENFELS

Le château fort fut construit au 14e siècle sur un promontoire rocheux de 315 mètres. Il était le siège de deux familles nobles : Holfels et Autel.


Le château actuel, construit en 1729, accueille une auberge de jeunesse depuis 1948. Le Centre de la jeunesse et de l’écologie débarque dans le château et le château fort en 1975. Les visiteurs peuvent notamment admirer un beffroi de 40 mètres (14e siècle). Les restes de l’enceinte (16 mètres) et la tour ronde datent de la même époque.


Pour la petite histoire, Hollenfels est la contraction de Hohler Fels. En effet, en-dessous du château fort se trouve une petite caverne => le château sur le rocher creux.


SCHOENFELS

Si le château médiéval n’existe plus, les curieux pourront se réjouir en admirant le donjon. Mesurant plus de 25 mètres, il est le plus grand de la région. Actuellement, il est impossible de déterminer sa date exacte de construction. Des études sont toujours en cours même si une date figure sur une des quatre tourelles en poivrière (1536).


MERSCH

On retrouve les premières traces du château fort dans un texte datant de 1232 où paraissait Theodoric, un des chevaliers de la Comtesse Ermesinde. Incendié par les troupes bourguignonnes, il fut reconstruit en 1574 par l’entremise de Paul von der Veltz. Au départ à tendance défensive, le propriétaire transforma sa bâtisse en un lieu plus convivial et chaleureux. C’est ainsi que le site a accueilli successivement une auberge de jeunesse dans une aile adjacente (1938) et l’administration communale (encore aujourd’hui).


A noter que des premières fortifications de Theodoric, il ne reste que les murs d’enceinte -larges d’1,30 m- et le porche. Les visiteurs peuvent également y admirer le donjon présent au centre du site. Haut de 17 mètres, ce carré de 12 mètres de côtés est remarquablement conservé. A l’époque, le château fort du Moyen Âge comptait 4 tours rondes de 6 mètres de diamètre.


Située juste en face du château, la Place Saint-Michel accueille la Vieille Tour de 1709 et la statue de Saint-Michel, tueur de dragons. Haute de 35 mètres et surplombées d’un cloché à bulbe, cette tour est le point de ralliement des habitants. Elle abrite la pierre tombale du chevalier Fock von Hübingen, Seigneur de Heisdorf et de Reckingen.


Egalement baptisée « Place du Marché » et comme un clin d’oeil à Saint-Michel, il est impossible de passer à côté d’une sculpture monumentale représentant un dragon.


Publié par Sébastien

Journaliste de formation, passionné de lecture et de musique, je vous invite à découvrir et à partager mon univers littéraire.

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